Gombe  -  Matadi

 



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De :           BUKASA Dieudonné

Envoyé :   vendredi, 30 mars 2007   13:29:14

À :             gombe-matadi@hotmail.com

 

 

Paris, le 30/03/2007

 


Bonjour,

                           
Eh oui ça fait bien longtemps que j'attendais de voir fleurir un site de ce genre pour me souvenir de beaux vieux temps passés dans ces fameuses écoles qui ont fait de nous ce que nous nous sommes aujourd'hui.

Mon nom est Dieudonné BUKASA, comme quelques uns des anciens de Gombe-Matadi, j'ai eu la chance d'avoir étudié dans les 3 écoles du secteur.

·  L'Ecole Primaire de Kondo en 6 éme primaire ( 1971-1972 ) sous la direction de 
   Frère ADRIEN.

C'était mon coup de foudre, car à peine je venais de quitter mes parents pour rejoindre mes frères aînés à l'internat dans la région de Gombe-Matadi, les nommés KABUE Médard ( connu sous le nom de KAMED qui fut sous-capita en chef à l'école centrale durant l'année 1973-1974 de la promotion de nos grands MAUPASSANT, Roger BOLAMBA et autres ) et Jean -Valère TSHIBANDA.
Pour la triste nouvelle, mon aîné KAMED nous a quitté il ya bientôt 6 ans à l'âge de 47 ans et Jean Valère vit en France actuellement avec moi.


Durant cette belle époque j'ai connu des amis dont 2 vivent actuellement en Belgique, Pierrot LANDU et Jacky KASHAMA MULOLO , je voudrais bien en retrouver d'autres mais ce monde est tellement immense que nous sommes dispersés de partout, vraiment G.M (Gombe-Matadi) fut un vrai vivier de la jeunesse.

·  A la rentrée scolaire 1972, avec brio je commence mon Cycle d'Orientation à 
   l'Ecole Centrale.

Avec Frère KEKETE comme Directeur d'Internat et oui voilà une discipline de fer qui fera que ceux de notre génération qui sont passés sous sa houlette, de gars disciplinés et ordonnés dans la vie, n'empêchent les exceptions ne manquent pas à la règle.
L'ordre et la discipline étaient la locomotive de ce frère maigre mais coriace avec ses dents pourries mais dont la grandeur fut ternie quelques années après par une sordide affaire de mœurs.

Eh oui !, l'homme normal a des pulsions et je dirais un petit passage biblique des Epitres dans lequel l'apôtre PAUL conseille de se marier au lieu de brûler les étapes." A bon entendeur, salut ! ". Là c'est un autre débat sur le célibat des prêtres, à chacun sa FOI. Ok !


Ces deux années de Cycle d'Orientation, que du bonheur avec l'insouciance de l'adolescence, le football, le ping-pong, la chorale, sacristain à l'église et bien sûr le jeune protégé des aînés d'autant plus qu'à cette époque-là, feu mon frère KAMED était vice capita en chef.

Je me rappelles qu'un jour j'avais été puni par mon frère qui dans la petite salle qui faisait office du bureau de "capita", m'avait tellement fouetté que j'en suis sorti en criant à qui voulait m'attendre qu'il n'était pas mon vrai grand frère, oui caprice de petit frère mais rassurez-vous c'était un grand frère adorable et Dieu seul sait combien aujourd'hui encore il est dans mes pensées.


Vous vous souvenez sûrement de grands rassemblements avant d'entrer dans le réfectoire quand il fallait énumérer la liste des gens qui étaient punis ce jour là , c'était un véritable rituel avec la présence toujours imposante de frère KEKETE dont la taille 1,65 m souvenir du regard d'enfant que j'étais, pardonnez-moi si mon impression visuelle est erronée.


Des souvenirs des amis avec qui l'on jouaient au football, LUMANGU Denis ( NIDE ) et LUMBELA Fidèle et oui, quand je vois aujourd'hui les stars du football international, je me dis Fidèle et Nide sont arrivés à la mauvaise époque , parce que laissez-moi vous avouer, moi qui jouait à la défense au poste tant envieux du libéro, je rêvais toujours d'être dans la même équipe que ces deux-là sinon c'était un calvaire pour tout défenseur, Nide avec sa corpulence et Fidèle avec son jeu de dribble. Alors dites-le moi, n'est-ce pas la belle époque?

·  Après le Cycle d'Orientation à l'Ecole Centrale, la voie royale était
   forcément pour moi l'Ecole d'Agriculture ETSA, censée être l'Ecole des élites.

En 1974, tout naturellement le petit génie que j'étais s'est orienté vers cette école avec le frère Directeur "KOMBO".Il faut dire que lorsque l'on débutait le Cycle Secondaire et avec la discipline qui nous était transmise par nos éducateurs, les études prenaient une place prépondérante dans notre vie.

Réveil le matin à 06h00’, ensuite la douche, puis vient l'heure de la prière du matin, le déjeuner, l'étude surveillée du matin, une petite pause et la journée d'école qui commence .

A ce rythme, les jours de détente étaient le mercredi après-midi et le week-end.
Un petit tour au centre ville de GM (Gombe-Matadi) ou une visite chez des amis à l'Ecole Centrale, il faut dire que l'Ecole ETSA était bien perchée dans un environnement arboré qui était fait pour réussir. Je me souviens encore des promenades à travers la forêt pour "bouquiner" nos cours à la manière des grands "intello".


Certes j’ai passé qu'une année à l'ETSA parce que ma famille quittait Kin pour le Kasaï l'année suivante et donc je suis parti de GM sans prévenir tous les copains , quelle triste fin pour moi qui m'épanouissait à merveille dans cet univers.

Mon petit nom de code fut "Kissinger" en référence au Secrétaire d'Etat Américain de l'époque, parce que j'étais le chouchou des ainés.


Tenez à seulement 13 ans, j'aidais le frère MANZA à l'infirmerie de l'Ecole, quelle prouesse et surtout quel sens de responsabilité ?


En tout cas, les amis de promotion ZAIRE comme JUPITER, PIERROT, NDAYA ( bablah), et consort auront chacun à sa manière auréolés ma jeunesse durant mes années de GM.

Ceux qui se reconnaissent dans ces quelques lignes et que je n'ai pas pu cités, qu'ils ne m'en tiennent pas rigueur, vous savez plus de 35 ans se sont écoulés depuis cette belle période de ma vie.

A tous bien de bonnes choses et à bientôt !


Dieudonné BUKASA






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